Une élève me dit qu'on veut la marier : que faire ?
Écoutez-la, ne contactez pas sa famille, et alertez aujourd'hui une personne formée ou les Affaires sociales.
C'est peut-être sa seule chance de parler.
Appeler ou écrire
- 1011Allô enfantsÉcoute et conseils, 24 h/24
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- 117PoliceDanger maintenant
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- 172GendarmerieDanger maintenant
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- 8250Numéro vert de l’écoleProblème à l’école, signalement anonyme
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Numéros valables au Togo.
Les 5 premières minutes
- Écoutez-la seul·e avec elle, au calme, sans juger. Laissez-la parler.
- Ne promettez pas le secret. Promettez de ne rien dire à sa famille.
- Notez ses mots exacts, la date, les noms et les dates de voyage.
- Convenez d’un moyen discret de la joindre.
- Transmettez le jour même : direction, réseau local ou Affaires sociales.
À lui dire
- « Tu as bien fait de venir me parler. »
- « Tu as le droit de dire non. »
- « Je ne dirai rien à ta famille. Je vais en parler à une personne qui peut t’aider, et je te dirai à qui. »
Pour aller plus loin : quoi dire, quoi éviter
À dire : souligner son courage ; dire que la faute n’est pas la sienne ; expliquer ce que vous allez faire, et quand vous la reverrez.
À éviter :
- les questions qui soufflent la réponse (« C’est ton père qui veut ça ? ») et les mêmes questions répétées ;
- « C’est la culture, ça va passer » ;
- appeler la famille, même pour « arranger les choses » ;
- demander à un parent ou à une voisine de traduire ;
- attendre des preuves : un doute suffit pour transmettre ;
- promettre ce que vous ne pouvez pas tenir (« Il ne se passera rien »).
Pour aller plus loin : si le mariage ou le voyage est pour demain
- C’est un danger immédiat. Ne remettez rien au lendemain.
- Appelez tout de suite la direction ou le réseau local. Si le départ est en cours ou si elle est menacée : police 117 ou gendarmerie 172.
- Notez le lieu, le jour, l’heure et le moyen de transport prévus, et qui l’accompagne.
- Convenez avec elle d’un signal si elle doit partir quand même : un appel, un message, un mot de code.
Pour aller plus loin : si elle ne veut pas rentrer chez elle
- Prenez-le au sérieux : le refus de rentrer à la maison est un signe de danger grave (MIPROF, 2017).
- Ne la renvoyez pas chez elle sans avoir vérifié qu’elle y est en sécurité.
- Restez avec elle dans un lieu sûr, par exemple à l’école, et appelez aussitôt le réseau, les Affaires sociales ou la police.
- Ne décidez pas seul·e de l’héberger chez vous. L’accueil se décide avec le réseau ou les Affaires sociales.
Et maintenant ?
IntervenirSources et mise à jour
- HM Government – Multi-agency statutory guidance for dealing with forced marriage (2023), chap. 3 – « one chance rule »
- Freedom Charity – Forced marriage and FGM warning signs schools must never ignore
- MIPROF – Livret de formation « Le repérage et la prise en charge des filles et des femmes victimes de mariage forcé » (2017), p. 25 et 28
- Expérience de terrain de nos partenaires au Togo
Mis à jour le 25 octobre 2026