Quitter ce site rapidement
Sortie rapide

Se protéger soi-même

Protéger une fille peut vous exposer. Vous l'aiderez mieux en restant en sécurité et en équipe.

[À vérifier : Art. 290 Code pénal (dénonciation mensongère) am Original prüfen]

[À vérifier : Psychosoziale Unterstützung für Helfende in Togo: keine Anlaufstelle bekannt]

Les règles de base

Appeler ou écrire

Numéros valables au Togo.

Pourquoi se protéger ?

Pour certaines familles, aider leur fille, c’est se mêler de leurs affaires. Au Togo, nos partenaires ont vécu des confrontations pendant des interventions ; une boîte à suggestions a été arrachée du mur. Depuis, ils travaillent plus étroitement avec la police et les Affaires sociales.

Une part de résistance est inévitable, elle montre parfois que les choses bougent (The Girl Generation). Évitez seulement celle que l’on provoque inutilement.

Face à une confrontation

  1. Restez calme, parlez doucement, ne haussez pas le ton.
  2. Respectez la personne, même si vous refusez ce qu’elle fait.
  3. Ne menacez pas (« je vais appeler la police ») et ne négociez pas seul·e.
  4. Partez si la situation monte. Votre sécurité passe avant la discussion.
  5. Ensuite : informez l’équipe le jour même. En cas de danger : police 117 ou gendarmerie 172.

Vous pouvez dire : « Je comprends que vous soyez fâché. Je ne suis pas là pour vous juger. Nous en reparlerons avec le chef / l’imam. »

Si vous recevez une menace

Notez tout de suite : qui, quand, où, comment, quels mots exacts. Parlez-en à l’équipe. DefendDefenders propose cinq questions :

  1. Quels sont les faits ?
  2. Les menaces se répètent-elles, s’aggravent-elles ?
  3. Que veut obtenir la personne ?
  4. Qui est vraiment derrière ?
  5. Conclusion : la menace peut-elle être exécutée ?

Et retenez cette phrase du manuel :

« Certaines personnes font rarement des menaces, elles constituent une menace. »

Prendre soin de soi

Entendre des histoires de violence fatigue. Colère, tristesse, insomnie sont normales. Parlez-en à un·e collègue, retrouvez-vous régulièrement entre intervenant·es, demandez de l’aide si la fatigue dure.

Le manuel DefendDefenders conseille aussi :

« Prenez soin de vous, en mangeant sainement, en faisant de l’exercice et en dormant suffisamment »

« Connectez-vous socialement, car il est facile de vous isoler après un événement stressant »

Pour aller plus loin : mon plan de sécurité en une page

« Un plan doit être concis, précis et disponible en tant que document de référence » (DefendDefenders). Avec votre équipe, notez :

  • Mes risques : qui pourrait s’opposer à moi, et comment ?
  • Mes alliés : chef, imam, pasteur, direction, Affaires sociales, police. Qui soutient, qui s’oppose, qui est indécis ?
  • Ma chaîne d’appel : qui j’appelle d’abord, qui ensuite.
  • Les lieux sûrs pour moi et pour la fille.
  • Si je suis menacé·e : je note, j’informe, je ne réponds pas seul·e.

DefendDefenders décrit trois approches : chercher l’accord de la communauté et des autorités (souvent la plus efficace à long terme), se protéger par des règles de sécurité, ou dissuader. La dissuasion, par exemple porter plainte contre l’auteur d’une menace, ne doit être utilisée « que si vous avez des informations précises et des alliés puissants ».

Pour aller plus loin : les limites de votre rôle et les pièges
  • Pas d’héroïsme. DefendDefenders met en garde contre le « syndrome d’héroïsme » : les intervenant·es sont « plus utiles vivants que morts ».
  • Vous n’êtes ni enquêteur·rice, ni juge, ni médiateur·rice. « Accepter ses limites » fait partie des recommandations du manuel vaudois.
  • Votre visite peut mettre la fille en danger. En Côte d’Ivoire, quand une association s’est rendue chez une famille, le père a chassé sa fille de la maison (Amnesty International). Vérifiez où elle sera en sécurité avant tout contact.
  • Vérifiez vos intermédiaires. Le danger peut venir de personnes du même entourage, même respectées (Service contre les mariages forcés, Suisse).
  • Critiquez la pratique, pas les personnes. Ne visez jamais une religion, une ethnie ou « les hommes ». Respectez le protocole : saluer d’abord le chef et les notables (The Girl Generation).
  • Signalez des faits, pas des soupçons. Les signalements au numéro vert 8250 sont vérifiés, et une dénonciation mensongère est punissable (24heureinfo). Des notes précises vous protègent aussi.
  • Protégez les informations. Gardez vos notes sous clé, sans les montrer à des personnes « bien intentionnées » de la communauté. Pas de photo de fille sur les réseaux sociaux.

Et maintenant ?

Intervenir
Sources et mise à jour

Mis à jour le 25 octobre 2026